L'Envers de l'histoire / Nazanin Pouyandeh

du 15 janvier au 27 février 2016


Vincent Sator est heureux de présenter L’envers de l’histoire première exposition personnelle de Nazanin Pouyandeh à la galerie Sator, du 15 janvier au 27 février 2016.

Lorsqu’on découvre une des peintures de Nazanin Pouyandeh, on fait face à une figuration narrative difficile à décrypter, on ne cesse de se poser des questions. On est de plain-pied dans l’image, voire dans l’imagerie (une facture lisse et une profusion de détails), avec une théâtralité affirmée, et pourtant le mystère demeure, le doute persiste. (...) De ce mystère à l’œuvre naît la singularité d’une telle peinture car, à l’instar de nos rêves réunissant des contraires, cet art énigmatique présente des scènes ouvertes laissant libre cours à notre imaginaire et à nos propres projections fantasmatiques. Avec cette peinture de « temps arrêtés », ou d’arrêts sur image, on investigue, on plonge dans un jeu de piste, on « se fait une toile ». Cette peintre narrative puise dans un répertoire d’images très variées (la peinture ancienne, les arts premiers mais aussi la BD, la photographie, le cinéma, la télévision, le jeu vidéo et Internet), et rend ainsi sa peinture des plus vivantes.

Ce grand écart entre les genres, s’invitant dans la surface-écran de la toile, est également présent dans l’entre-deux qui ne cesse de nourrir sa production artistique métissée, mixant Orient et Occident. Mais, loin de n’être qu’une élémentaire juxtaposition de cultures, cette peinture nomade présente une imagerie nouvelle, foutraque et humaniste, qui va bien au-delà d’une simple synthèse des divers éléments rassemblés. La jeune plasticienne nous amène ailleurs, dans un univers multipiste très singulier, qui se nourrit d’images hétéroclites, de ses songes ainsi que de la puissance de l’inconscient collectif étudié par Jung qui, à raison, a décelé des images archaïques et universelles se manifestant dans les rêves, les croyances religieuses, les mythes et les contes.

Tout compte fait, avec son métissage culturel, définition possible du syncrétisme qu’orchestre cette « peintre cinéaste » donnant naissance à un univers cohérent à partir de plusieurs cultures différentes, Nazanin Pouyandeh, telle une porteuse de contes et de fables, entraîne les regardeurs que nous sommes dans une quête vertigineuse à travers le temps, l’Histoire, la grande comme les petites (la sienne, la nôtre), les cultures et les continents.

Vincent Delaury

Née en 1981 à Téhéran, Nazanin Pouyandeh vit et travaille à Paris. Diplomée de l’École nationale supérieure des Beaux Arts de Paris (atelier de Pat Andrea) et d’un Master 2 de recherche en Arts plastiques de l’Université de Paris 1, elle expose régulièrement son travail depuis lors en France et à l’étranger : Paris, Epinal, Perpignan, Lyon, Montluçon, Bruxelles, Neuchâtel, Berlin, Hanovre, Athènes, Belgrade, Vilnius, Istanbul, Dubaï, Téhéran, New York, Los Angeles... Ses oeuvres font partie de collections publiques et privées telles que le Frissiras Museum (Athènes), le Ramin Salsali private Museum (Dubai), la collection Michael Schultz (Berlin) ou la collection Leila Heller (New York).

Après l’exposition à la galerie, le travail de Nazanin Pouyandeh sera présenté en 2016
en exposition monographique au Centre d’art contemporain Raymond Farbos à Mont de Marsan (édition d’un catalogue disponible à la galerie), au Centre d’art contemporain La Lune en parachute d’Epinal puis au Städtisches Museum Engen + Galerie en Allemagne.

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